Travaillant sur nos mandalas,
nous pouvons connaître des moments
de clarté
où les opposés s’équilibrent dans la conscience
et où
la réalité que nous découvrons est
une réalité d’harmonie, de
paix et de sens.
Le mandala vous fait coopérer au processus d’individuation. La pratique favorise l’intégrité de l’égo. En même temps, cela vous
donne une vue d’ensemble du Soi, le contexte plus vaste dans
lequel évolue l’égo. Créer des mandalas est un instrument de
recentrage qui vous permet de vaincre la confusion, d’y voir
plus clair.
Avec quelque expérience de la création et de l'analyse des
mandalas, vous reconnaîtrez certaines couleurs et formes
typiques et les verrez évoluer au fur et à mesure du
développement de votre personnalité et des changements qui
s'opéreront en vous. Décrypter le symbolisme de ces formes vous
éclairera sur vous-même; déchiffrer leur signification vous
aidera à mieux connaître les modalités d'action du Soi dans
votre vie. Le meilleur indice d'une interprétation juste d'un
mandala est votre croissance, le fait que vous ayez gagné en
profondeur, en vigueur et en énergie.
Fonctions symboliques
La notion de cercle magique est sans doute liée à
une tentative
de protection de tout ce qui peut se trouver à l'intérieur.
Ce voyage est une expérience pour pénétrer plus loin vers
l'intérieur comme si on retraçait sa vie personnelle en allant
toujours plus loin et au-delà, pénétrant ainsi toute expérience
de l’humanité...
Le mandala tire sa puissance associative de ce qu'il est d'abord
un cercle et que le cercle a toujours fasciné l'homme du fait
qu'il est la seule forme géométrique facilement et directement
observable dans la nature. La conjonction du réel (du donné) et
du symbolique (du construit) s'y manifeste, ouvrant libre cours
aux spéculations les plus diverses sur les raisons d'un tel
phénomène: qu'il soit d'ordre mystique, spirituel ou purement
structurel. L'image du cercle n'en laisse pas moins libre cours
à l'imagination des chercheurs
En art-thérapie,
le travail du mandala peut être particulièrement intéressant
surtout en jouant successivement avec les couleurs, les volumes,
les rythmes, on peut installer progressivement son propre
langage graphique en travaillant de façon circulaire, de la
périphérie vers le centre (ou bien l'inverse), mais cela demande
pas mal de concentration.
On y est confronté à plusieurs phénomènes: d'abord la notion de
vide, ensuite comment apprivoiser l'angoisse sans modèle
extérieur, comment utiliser cette surface blanche du papier
et remplir un espace déjà donné. L'idée de transformation est
importante, d'aller d'une étape à l'autre (les cercles
concentriques devant être remplis les uns après les autres).
Le mandala est un exemple typique de l'œuvre d'art au service de
celui qui l'élabore, la valeur de l'œuvre finie n'est sans doute
pas ce qu'il y a de plus important, seul compte donc le
processus qui, par le sacrifice de l'objet, devient un processus
sacré.
Textes inspirés en partie par le
livre de
Suzanne F. FISCHER
LA VOIE DU MANDALA
Editions Dangles