Art
et intervention :
" Artervention "
Brigade
d'artervention (artiste +
thérapeute ou éducateur)
Les vertus de l'expression
artistique sont
incontestablement
curatives. Vérité qui a fait ses preuves.
Que les individus
travaillent seul ou en
équipe, tout cadre créatif
procure un bien être. Il permet de se
concentrer, de décompresser, de
réaliser des idées et de se
sentir exister "intelligemment"
par le fait même de créer.
La production artistique augmente l’estime de soi. Ainsi l'individu
prend conscience qu’il peut
créer un impact même s’il est
marginalisé, même si on lui a
dit toute sa vie qu’il était un
échec.
Le pouvoir curatif intrinsèque à
l'art concourt certainement à
stimuler positivement l'esprit
créatif des jeunes et les amener
tant à se remettre en question
qu'à se recentrer.
Cependant, il est à noter que l'expression artistique en milieu scolaire
ou carcéral reste un acte dont
l'effet cathartique nécessite un
suivi thérapeutique
individualisé afin d'inscrire la
démarche artistique dans un
projet soignant en vue d'une
conscientisation.
Sensible à l'aspect
thérapeutique de l'art,
le
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se propose d'intervenir aussi
bien en milieu scolaire que dans
des centres spécialisés ou en
milieu carcéral
et ce dans le cadre de
manifestations et/ou de
formations artistiques
ponctuelles ou à long terme.
- Artervention sur un
plan collectif par
le mandala, le carnet de voyage,
l'art d'investigation, les
fresques (tags orientés sur une
thématique positive : amour,
paix, respect de soi, respect de
l'autre, respect de
l'environnement, de la vie,
etc..)
|
L'Art-thérapie
Définition
L'Art-thérapie est un
accompagnement thérapeutique des
personnes en difficultés, à
travers leurs productions
artistiques. Ce travail, qui
prend nos vulnérabilités comme
matériau permettant au patient
de se recréer lui-même, ne
consiste pas simplement à
soigner au moyen de l'art. En
effet, l'art-thérapie est moins
un moyen d'expression qu'une
véritable quête au cours de
laquelle le thérapeute aide le
sujet à accomplir un parcours
symbolique. Les interventions de
l'art-thérapie s'étendent
désormais au champ social, et
permettent notamment de traiter
le problème de la violence
sociale.
Jean Pierre Klein,
psychiatre.
L'Art-thérapie - Collection
Que sais-je.
Jean Pierre Klein dirige
l'Institut national
d'expression, de création, d'art
et de thérapie.
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Art et prison
La violence est la forme
d’expression et de communication
à travers laquelle la personne
délinquante communique de
nombreux sentiments. Les arts
peuvent libérer un potentiel de
changement et permettre à des
personnes qui sont piégées dans
un environnement répressif et de
survie de révéler un talent et
une énergie de manière positive,
d’envelopper leurs sentiments
afin qu’ils ne puissent nuire à
autrui, et ainsi casser le cycle
de la violence et de la peur.
Les arts en prison font donc
bien plus que distraire les
détenus. Ils donnent une voix à
leurs souffrances, les libèrent
(catharsis). Ils transforment
leur expérience et leurs
perspectives. Des personnalités
détruites peuvent s’embarquer
dans une vie utile, gagner la
confiance de grandir et guérir.
La gâchette pour agir sur la
frustration des détenus est
émotionnelle. Les arts parlent à
cette émotion, de manière plus
puissante que n’importe quel
juge ou personnel de prison. La
créativité passe non seulement
par l’esprit, mais par le cœur.
Dans ce sens, les arts en prison
sont aussi bien thérapeutiques
qu’éducatifs.
L’artiste en prison offre une
porte d’entrée à un avenir
différent.
Pour la plupart des personnes
incarcérées, la découverte des
arts constitue la première
expérience d’une activité
positive et absorbante. A
travers le contact avec un
artiste, les détenus trouvent un
lien avec quelqu’un qui
s’intéresse plus à leurs
capacités qu’à leurs
déficiences.
Dans les pays de l’Union
européenne, les arts
s’introduisent de manière
croissante dans la plupart des
prisons et intéressent une
grande partie de la population
pénitentiaire. Beaucoup de
personnes comprennent leur
importance pour procurer une
activité constructive aux
détenus. Mais il est
probablement moins bien compris
que l’engagement dans les arts
peut jouer un rôle significatif
dans l’apprentissage d’autres
matières. Les personnels
pénitentiaires sont souvent sous
pression, sceptiques quant à
l’utilité des programmes d’art.
Ceux-ci leur semblent trop mous,
libéraux, indisciplinés.
Certains craignent que la
sécurité en pâtisse. Mais ils
oublient la plus large
perspective de l’effet dynamique
que les arts peuvent avoir sur
ceux qui y prennent part.
Les programmes d’expression
artistique sont souvent arrêtés
ou mis de côté, sous la pression
des personnels pénitentiaires,
en faveur du développement de
formation/emploi, qui bien sûr
créent de meilleures
perspectives d’emploi, mais
n’interpellent pas le paysage
intérieur des détenus, en tant
que personne.
En conclusion …
Citons cette parole de Winston
Churchill : « Une civilisation
doit être jugée sur la manière
dont elle traite ses membres les
plus faibles. Nous ne devons
jamais renoncer au potentiel qui
se cache à l’intérieur du cœur
de chaque prisonnier. »
Les arts en prison offrent aux
détenus l’occasion d’ouvrir les
portes de leur imagination et de
les aider à utiliser cet espace
créatif pour révéler de
nouvelles et différentes
potentialités.
Alain Harford
Logistique du Réseau pour une
réforme globale du régime
carcéral belge.
Sentier Kleindal 5 – 1630
Linkebeek
Tel./Fax. 02 380 98 93
Email.
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